Je ne veux pas aller plus bas car dans les bas fonds, c’est le repliement complet sur soi-même, un suicide social quoi. Je ne veux pas vivre en ermite, ce n’est pas plaisant. Moi, le romantisme lié à l’isolement, ce n’est plus trop mon fort. Pourtant j’ai connu cela avec mon adolescence dans la génération post-punk cold wave ( The Cure, The Smith, Joy Division, Cabaret Voltaire, Trisomnie 21, Bauhaus). Pendant longtemps, le désir d’être un outsider, d’être dans la marge était gratifiant. J’étais naïve et je croyais qu’être en dépression et mal foutu faisait de nous de grands artistes. J’aimais bien me complaire dans des paroles tournées vers l’angoisse, le dégoût de la vie et le mal être existentiel. À 20 ans, on se dit : “Je ne veux plus être de ce monde à 30 ans !”. Mais alors, lorsqu’on atteint 33 ans, il faut ou bien se suicider, ou bien passer à autre chose. Je ne veux pas vivre dans la solitude pour le restant de mes jours, c’est d’ailleurs pourquoi j’en parle constammment, je veux m’arracher de ce gouffre. Toute entreprise créative est confronté au chaos avec ses dommages collatéraux et je défie qui que ce soit d’endurer à froid sans aucun médicament ce que j’ai vécu, mais même si je suis d’un tempérament solitaire, maintenant j’ai des désirs de rencontres, de contatcs. Je veux avoir accès à une multitude de choses et d’idées. Je veux être moi même ébranlé par les autres et j’aime savoir que les gens réagissent à ce que je dis même si en même temps je n’ai aucune attente. Moi la loi du social marketing où tu donnes ce que les autres attendent de toi afin d’augmenter ton capital de sympathie ne m’intéresse pas. Je ne sais pas trop comment me situer par rapport aux trois blogueurs que je lis (le Voyou, le Wanabe et les 10 putes) et je n’irai jamais voter pour eux (le blogu’or) mais je suis heureuse de pouvoir enfin dialoguer avec des gens que je considère comme des semblables.
Articles classés sous ‘camera on mind’
JE NE SAIS PAS CE QUE LE FUTUR ME RÉSERVE, MAIS POUR LE MOMENT, TOUT VAS BIEN
Samedi, 10mai, 2008 · Laisser un commentaire
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JE NE SAIS PAS POUR VOUS, MAIS MOI J’AI DE LA DIFFICULTÉ À TROUVER UNE FAÇON DE VIVRE QUI NE SOIT PAS ENNUYEUSE
Mercredi, 7mai, 2008 · Laisser un commentaire
J’essaie de trouver une façon de vivre qui ne soit pas triste et ennuyeuse mais c’est loin d’être facile. En vieillissant, j’ai l’impression que les choses ne font qu’apparaître et réapparaître dans un cycle qui ne laisse aucune place à l’imprévu. Alors je cours vers ce qui pourrait apporter un peu de fantaisie dans ma morne existence. J’ai été pendant longtemps, une lectrice compulsive de toutes les théorie politico-philosophico-psycho-sociologique que vomissent nos universités, et malgré tous mes efforts pour comprendre ce qu’on y raconte, je n’ai jamais su comment vivre. Ensuite, je me suis jeter dans le divertissement et l’achats compulsif de biens culturels. Et cela au moins, ca ma fait du bien. Mes mouvements intérieurs se sont immobilisés. On me dit que dans la pesanteur, se trouve des instants de grâce mais moi je reste dans les profondeurs. Peut être trop de fatigue, trop d’ivresse au scotch et pas assez de baise. Ce que j’espère au fond, c’est moins de voir apparaitre un rayon de lumière qui viendrait de je ne sais quel ciel comme dans la Bible que le désir de trouver une flashlight qui éclairerait la route devant moi. Au moins, demain j’ai quelquechose d’intéressant à faire, tout n’est pas perdu. Demain, c’est certain, je vais dans la section des flashlights chez Canadian Tire.
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