Hier, je suis sorti au Verre Bouteille pour voir un ami et mes barmans préférés. Assise au comptoir, j’attend cet ami qui arrive 40 min en retard. On jase, on rit et il repart. Je suis là avec le verre de scotch que Gizmo m’a apporté et voilà qu’un gars de la génération x s’assoit à côté de moi. Je n’ai aucun conflit avec cette génération, c’est celle du Punk de mon adolescence. (quoi j’ai quand même 33 ans), j’ai connu la deuxième vague avec Siouxie and the Banschees, la fin des The Clash et Pixies. On a beaucoup placoté musique, c’est fou comme c’est un bon pick up line. Si tu n’a rien d’intelligent à dire, prend juste le temps de te tourner vers le gars et parle de muse. C’est certain que l’autre restera suspendu à tes lèvres et tu n’auras presque plus à faire d’efforts pour relancer la conversation. Même si cette rencontre est fini depuis longtemps, à mon réveil je continue à défendre mon point: oui je crois que Paul McCartney est un des plus innovateur et sans contredit celui qui a écrit les basselines les plus mélodiques de l’histoire de la pop. Il a permis au riff de basse de devenir indépendant, ce n’est plus seulement quelquechose de background. Il intègre à la pop les principes de la contrepointe de Bach, c’est quand même pas rien quoi. Non, même ce matin, je ne peux que défendre mon Paul. Non mais, allez donc réécouter le Beatles Bass Sound avec Nowhere Man, Hey Bulldog et Come together, je ne peux croire que quelqu’un puisse penser le contraire…
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Comme un boomerang, l’attaque contre le narcissisme que je voulais défendre dans l’article Projet 1 revient agiter mon coeur blessé. Mais je suis une guerrière-amazone. Fais attention à toi Chicks Magnet.
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Régulièrement, je vais prendre des Cream Ales, au Verre Bouteille avec un ex devenu ami. Je lui parle pendant presque 4 heures, je lui dit mes niaiseries et il semble m’écouter. Je finis ma dernière pinte, on s’embrasse et on se dit: à dans deux semaines… En lisant, mon blog devant moi, il m’a dit que jamais il me posterait un commentaire, que j’étais presqu’un “turn off”. Devant ma face étonnée, un peu triste aussi, il m’embrasse sur la joue, et dit c’pas grave, je vais continuer à te voir quand même, tu es tellement belle à checker avec ton look “Sex and the city” et ta sacoche en léopard. C’est un peu insultant je lui dis, mais je vais quand même retourner prendre des bières avec toi, ca me permet de mater les beaux gars autour. Maudit qu’on a des rapports profonds…..
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Connaissez vous Svankmajer ? C’est un cinéaste tchèque, je m’en suis rappelé en lisant le blog de Chic Type, je ne devrais pas le nommer ainsi ça ressemble à Chick Magnet …enfin pourquoi je dis cela….c’est sans importance. Dans un court métrage d’animation qui me jette à terre à chaque fois que je le vois, il y montre des séries de têtes composées d’objets, d’aliments, d’outil un peu comme le peintre dont je ne me rapelle plus du nom qui fait des visages avec des fruits. Chaque tête en affronte une autre, chacun avale l’autre dans un étrange duel qui finit en une débauche de vomissements.Les deux êtres en viennent au poings, s’arrachent des lambeaux de peaux.
On ne peux ignorer les aspects pernicieux et sordide de la nature humaine, l’absence d’empathie et le désir de domination qui veut nier la possibilité d’un monde dans lequel les gens pourraient entretenir des relations entre eux, en tant que personne, et non en tant que chose.
Chic type ne veut pas seulement vivre de fonctions et d’attributs qu’on lui accorde, il veut éprouver son être. Son égo réclame le droit d’être reconnu comme un moi véritable. C’est évident que je cherche à défendre son point de vue car je reconnais une part de moi-même en lui, et j’ai pris sur mes épaules les attaques de narcissisme qu’on lui fait. L’individu n’existe que sur le sacrifice du conformisme. Moi, je m’identifie à des goûts et à des jugements que je prend pour mes caractères. Je me crée une image de ce que je suis, je l’alimente, je la développe, je la protège. Non seulement, je veux savoir “qui je baise” mais aussi ”qui suis-je” .
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Je passe mon temps à avancer, puis à me dérober, à brouiller les pistes de ma personalité et de mes aspirations. Je bredouille des phrases sans queu ni tête, je me répète, je parle trop. Je poursuis l’Autre en vu de m’en faire aimer mais puisqu’Autrui vient avec son lot de désirs et de jugements, et que des fois, c’est trop douloureux à entendre, je tente de m’échapper. Mais voilà, ca recommence, il me manque, et je me dis que c’est vraiment trop poche d’avoir mis en péril quelque chose qui aurait pu devenir si beau. Mais la lucidité reprend possession de mon âme, et me montre du doigt, en affirmant que cela n’existait que dans les dossiers sublimes de mon cerveau.
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Je suis devenue l’esclave de pensées moribondes. Pourtant, avec l’arrivée triomphante du printemps, on aurait pu croire en la promesse du possible.
Mon égo réclame:
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d’échapper aux sortillèges de mon Disappointed Dreamer
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de réconcilier mes espoirs fantasmagoriques avec la réalité
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de ne pas trop être désenchanté par ce que la vie m’offre comme objet de désir.
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de ne pas avoir à faire trop de compromis, même si on a pas trop le choix si on ne veut pas vivre toute sa vie alone
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que l’été lui apporte quelquechose d’exaltant et de romantique
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qu’on lui donne un peu d’illusions, et il imaginera le reste….
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